
La pollution atmosphérique serait à l'origine d'un tiers des nouveaux cas d'asthme en Europe
Révision par les pairs par Natalie HealeyDernière mise à jour par Milly EvansDernière mise à jour le 8 août 2019
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Une étude suggère qu'un tiers des nouveaux cas d'asthme en Europe pourrait être attribué à la pollution atmosphérique.
La recherche, publiée dans le European Respiratory Journal, a révélé que jusqu'à 11 % des nouveaux cas d'asthme infantile pourraient être évités chaque année si les pays européens respectaient les lignes directrices de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) en matière de qualité de l'air. S'ils parvenaient à réduire les niveaux de pollution au niveau le plus bas enregistré dans les études précédentes, la proportion de nouveaux cas évitables pourrait atteindre 33 %.
L'asthme est une maladie courante qui affecte les voies respiratoires. Il peut entraîner une respiration sifflante, une toux, une oppression thoracique et un essoufflement, dont l'intensité varie de légère à sévère. Dans certains cas, les crises d'asthme peuvent être fatales.
L'étude, dirigée par l'Institut de Barcelone pour la santé mondiale, a estimé la charge européenne de l'asthme infantile en utilisant les données de recensement de la base de données Global Burden of Disease (BGD), pour arriver à un chiffre de 63,4 millions d'enfants dans 18 pays européens.
Les chercheurs ont examiné le nombre de cas que chacun des trois polluants pouvait avoir provoqué. 33 % des nouveaux cas étaient attribuables aux PM2,5 (particules atmosphériques d'un diamètre inférieur à 2,5 micromètres), 23 % au dioxyde d'azote et 15 % au carbone noir (BC).
66 000 cas d'asthme infantile (11 %) pourraient être évités chaque année si les pays étudiés respectaient les lignes directrices de l'OMS concernant les PM2,5. La réduction des niveaux de dioxyde d'azote permettrait d'éviter 2 400 cas d'asthme infantile. Les chercheurs suggèrent donc de mettre l'accent sur la réduction des niveaux de PM2.5 conformément aux recommandations de l'OMS.
"L'analyse a montré que si le respect des recommandations de l'OMS pour les PM2,5 impliquait une réduction significative du pourcentage de cas annuels d'asthme infantile, ce n'était pas le cas pour le NO2, où 0,4 % des cas seraient évités. Par conséquent, nos estimations montrent que la valeur actuelle des lignes directrices de l'OMS sur la qualité de l'air pour le NO2 semble offrir une protection bien moindre que celle des lignes directrices sur les PM2.5. Nous suggérons que ces valeurs doivent être mises à jour et abaissées pour mieux protéger la santé des enfants", a expliqué David Rojas-Rueda, scientifique de l'Institut de Barcelone pour la santé mondiale, qui a dirigé l'étude.
Si les niveaux de pollution étaient encore réduits et atteignaient les niveaux les plus bas de PM2,5 enregistrés par les études précédentes, plus de 190 000 cas, soit 33 %, pourraient être évités chaque année. Si l'on faisait de même pour le dioxyde d'azote et le carbone noir, 135 000 (23 %) et 89 000 (15 %) cas pourraient être évités. Ces chiffres sont conformes aux estimations précédentes d'autres études.
L'auteur principal de l'étude, Haneen Khreis, chercheur associé au Center for Advancing Research in Transportation Emissions, Energy and Health du Texas A&M Transportation Institute, a qualifié ces résultats d'"appel à une action urgente".
"Dans une large mesure, ces effets peuvent être évités et il existe de nombreuses mesures politiques permettant de réduire les niveaux ambiants de pollution de l'air extérieur et l'exposition des enfants à cette pollution. Nous pouvons et devons agir".
Cette étude a été publiée dans le European Respiratory Journal.
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Historique de l'article
Les informations contenues dans cette page ont été évaluées par des cliniciens qualifiés.
8 août 2019 | Dernière version
8 août 2019 | Publié à l'origine

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